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Quand le ciel s'inspire de la mer.

Quand le ciel s’inspire de la mer.
Pour apprendre à voler, l'homme a toujours étudié la nature, qui elle, avait déjà trouvé des solutions techniques : les oiseaux et les insectes.
Après les mésaventures de nombreux aventuriers, incluant de se lancer du haut d'une falaise avec des ailes en bois sur les bras, le but fut finalement atteint en 1890 par Clément Ader et son appareil Éole, aux formes inspirées des roussettes, une espèce de chauve souris.

On appelle cela, le biomimétisme ; reproduire le fonctionnement des organismes vivants en utilisant nos propres technologies.

Mais qui aurait cru à cette époque, que pour améliorer nos engins volant, nous nous inspirerions un jour des espèces marines ?

C'est l'idée de Koni Schofroth. Cet ingénieur suisse passionné a fait du biomimétisme un défi pour l'avenir. Son but étant de concevoir un avion biplace, rapide, élégant, évoluant à des vitesses entre 125 et 900km/h. En cas de succès, une version lourde pour 20 passagers est aussi en projet.

Son idée fut de tirer partie de l'art qu'ont certains poissons à se mouvoir rapidement dans l'eau.
Après plusieurs possibilités, il choisit le poisson le plus rapide de la mer, capable de se déplacer a 85km/h : Le thon.
Le thon possède de grandes propriétés hydrodynamiques. Sa forme très effilée lui permet une meilleure pénétration dans l'eau en dépensant peu d'énergie.
Malgré le fait qu'un poisson ne vole pas, sa forme peu très bien servir à améliorer le design de nos avions.

Le futur appareil prit donc le nom de Smartfish en 2003.

Mais la forme ne fait pas tout, il lui fallait un moteur pour lui faire quitter le sol. Il pensa d'abord à une turbine conventionnelle, telle qu'on les trouve dans les réacteurs d'avions de ligne, alimentées au kérosène. Mais la conception de ses turbines étant très pointue, le coût financier aurait été beaucoup trop élevé.
Le choix se porta alors sur une technologie de pointe et non polluante, la pile à combustible.
Le principe est simple : la pile alimenterait un moteur électrique, qui ferait tourner une hélice carénée.

Smartfish devint Hyfish. (Hy pour « hydrogène »)

Une première maquette de 1,2m de long fut donc réalisée en composite avec une batterie classique, afin de tester l'aérodynamisme et de valider les calculs préliminaires.
L'essai réussi, il fut décidé début 2007 de le doter d'une pile à combustible d'une puissance de 1 kilowatt pour une autonomie de 15 minutes. (Les résultats de cet essai ne sont pas encore connus).
La suite logique du projet sera la version biplace, mais les sponsors se font désirer...gardons espoir.

En alliant une forme révolutionnaire à une technologie d'avenir, Koni Schofroth donne un nouveau souffle à l'aéronautique. Malgré les manques d'investisseurs, craignant l'échec commercial du projet, l'information circule et inspire de nombreux maquettistes à travers le monde.
Certains diront que les piles à combustibles actuelles ont encore trop d'inconvénients, mais il faut voir loin. Toute technologie nouvelle connaît des balbutiements avant de s'améliorer, de se généraliser, et de devenir économique. Il viendra un jour où cette technologie se banalisera et entrera dans les m½urs.
Nous serons alors dans une aire où la circulation aérienne ne perturbera plus notre environnement, et où nous aurons pris l'habitude de voir des formes aquatiques évoluer au dessus de nos têtes.


Pour les pros de l'anglais, vous pouvez avoir des news et des vidéos du Hyfish sur le site officiel :


ou un petit article en français sur Futura-Sciences :

# Posté le lundi 21 mai 2007 13:40
Modifié le jeudi 24 mai 2007 07:38

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